L'utilisation toujours plus large d'aciers à haute limite élastique dans l'industrie
automobile pose des problèmes importants pour le soudage de tôles. Les différences de
retrait et le durcissement des tôles provoquée par la déformation à froid induisent des
imprécisions d'adaptation plus importantes et donc des gauchissements plus importants des
tôles, qui varient d'une pièce à l'autre, et même à l'intérieur d'une même pièce, ce qui
rend impossible leur prévision. Sachant que ces gauchissements ne peuvent pas, dans la
plupart des cas, être compensés par la fixation au moyen d'agrafes ou de pièces de serrage,
la pince de soudage doit présenter exactement la force nécessaire. En l'absence d'une
régulation adaptative du courant de soudage, la compensation du défaut "gauchissements de la
tôle" ne peut être réalisée que par une augmentation très importante de la force de serrage
des pinces pour tous les points de soudage. Dans ce cas, les points de soudage réalisés à
des endroits qui ne sont pas gauchis présentent un diamètre trop faible, du fait de la force
d'électrode trop importante. Au lieu d'augmenter systématiquement la force d'électrode, la
mise en oeuvre d'une régulation adaptative du courant (adaptation du courant et du temps de
soudage) constitue la meilleure solution à ce problème.
La résistance électrique plus faible et la plus forte conductibilité thermique de l'aluminium oblige à travailler avec des temps de soudage plus courts et des courants de soudage plus élevés que pour l'acier.
(Valeurs indicatives : Temps de soudage: réduit de moitié pour l'aluminium par rapport à l'acier, en restant inférieur à 200 ms, courant de soudage: triplé pour l'aluminium par rapport à l'acier.)
Comme dans le cas du soudage de pièces zinguées, le soudage de l'aluminium pose le problème de l'encrassement des surfaces de contact des électrodes en cuivre. L'enrichissement avec l'aluminium conduit à une détérioration de la conductibilité et provoque une augmentation sensible du dégagement de chaleur ainsi qu'un renforcement de la formation d'une couche de salissure, qui peut aller jusqu'à rendre les électrodes inutilisables. Pour assurer la sécurité du processus de soudage de l'aluminium, il est impératif d'éviter la formation d'une couche de salissure. Cette couche doit être enlevée régulièrement par un nettoyage des surfaces de contact des électrodes, par fraisage ou par brossage.
Notre solution: